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 Lorsque réalité rime avec cauhemar...

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L'Alchimiste

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Localisation : Dans le Royaume de l'écriture

MessageSujet: Lorsque réalité rime avec cauhemar...   Ven 22 Juin - 18:39

Prologue


« … une longue conversation s’était installée entre Slomure et moi; il devait retourner au collège pour accompagner les élèves de 4°A en Auvergne.
Moi j’étais furieux, les anciens refusaient toujours de me confier la mission Camille, enfin plutôt la mission d’aider Camille, en allant étudier dans son collège, le collège du val d'Argent à St foy.
- Pourquoi me refusez vous toujours cette mission?
- Tu es beaucoup trop jeune et inexpérimenté, tu n’as que 14 ans. Et puis Camille est beaucoup trop importante et convoitée pour que l’on puisse te la confier.
- vous m’en croyez incapable? Nicolas a autant d’expérience que moi et pourtant il est déjà dessus!!
- Nous n’avions pas le choix, Nicolas est le meilleur ami de Yann.
Slomure s'est tourné vers moi.
- Ne sois pas jaloux Julien!… »
* *
*

Cela faisait des jours que j’avais trouvé, dans les affaires de mon père, ce bouquin. Il était très bizarre; parfois c’était un certain Julien qui était le narrateur et d'autres, c’était Camille, une fille plutôt pas mal d’après Julien. Mais je ne suis pas sûr que ce soit quelqu’un dont le jugement sur Camille soit à prendre vraiment à en compte. Il ne l’avait jamais vue. Bref ce bouquin était à vous donner la migraine, chacun y donnait son point de vue et ils disaient ce qu’ils pensaient et ressentaient. Il était même parfois compliqué de savoir qui racontait l’histoire, mais c’était toujours indiqué, d’une manière ou d’une autre.
S’il n’avait tenu qu’à moi, je l’aurais déjà refermé, mais ma curiosité et un besoin indéfinissable et tenace m’en empêchaient. Je devais continuer, ça devenait presque vital. J’étais comme attiré par lui. Ni mes parents, ni mon grand frère ne pouvaient m’en décoller. On aurait dit un accro de jeu vidéo devant son écran d’ordinateur. Mais moi j’étais accro à un livre qui ne me plaisait même pas! Cette histoire, que l'on peut considéré comme un journal, commence par une narration de Camille, lorsqu’elle part en Auvergne avec sa classe.


/!\ Attention, au gras, italique et normale, changement de narrateur ! /!\
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L'Alchimiste

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MessageSujet: Re: Lorsque réalité rime avec cauhemar...   Ven 22 Juin - 18:40

Chapitre 1


« Lorsque mon réveil a sonné, il était encore tôt, 6h15. Je n’avais pas pour habitude de me lever à une heure aussi matinale. Mais aujourd’hui, on était le lundi 26 septembre et je partais en Auvergne avec mes camarades de 4°A et 6 de mes professeurs. La classe de 4°A était composée de 25 élèves dont 6 redoublants, et moi, j’en faisais partie.
Je n’arrêtais pas de me lamenter, je ne voulais pas repartir en Auvergne, mais c’était mes parents qui prenaient les décisions et quelqu’un avait eu la bonne idée de rajouter un jour à la sortie. Alors, résultat des courses, j’allais de nouveau partir en direction des volcans d’Auvergne.
- Bonjour Camille, m’a lancé ma mère.
- Salut m’am, lui ai- je répondu.
Je détestais que le petit déjeuner traîne en longueur, alors j’ai pris une tartine de confiture et je suis montée dans la voiture. Ma mère me rejoignit très vite et nous sommes partis en direction du collège.
Nous devions nous dépêcher parce que nous étions attendues à 7h et que le car n’attendrait pas les retardataires. Nous sommes passés par la forêt, il faisait encore nuit dans la vallée de Montrottier et seul le bruit de notre voiture troublait son silence. La route était déserte à cette heure là. Enfin presque. Une biche a traversé la route devant nous et ma mère a dû freiner, mais trop tard.
- Ça va aller? m’a t-elle demandé.
- Oui, je crois, lui ai-je répondu en sortant pour aller voir les dégâts occasionnés. La biche ne semblait pas aller très bien, mais avant que ma mère ou moi ayons pu la toucher, elle s’est relevée et a détalé en direction de la forêt. Cela m'a surpris, tellement que je n’ai pas pu m’empêcher de la suivre des yeux.
- Elle ne devait pas aller si mal que ça! s’est exclamée ma mère en haussant les épaules. Vient on retourne…
Mais elle perdait son temps, je ne l’écoutais plus. Quelque chose avait retenu mon attention, dans la forêt, là où avait disparus la biche, une lueur dorée était apparue. Je m’apprêtais à aller voir ce qui la produisait, mais ma mère m’a appelée, et j’ai dû me retourner pour l’écouter.
- Camille? Tu viens?
- J’arrive, lui ai-je répondu en me retournant vers la lueur. Mais elle avait disparu. Je me suis frotté les yeux, mais elle n’est pas réapparue. Pendant ce temps ma mère était retournée à la voiture.
- Ça ne va pas, Camille?
- Si, ça va, j’ai dû rêver.
Non, je n’avais pas rêvé, cette lueur, je l’avais vue, enfin je crois. Mais de toute manière je n’avais pas le temps de me préoccuper de mes hallucinations matinales, j’étais fatiguée, j’avais dû rêver! Ça devait être aussi simple que ça.
Je suis donc remontée dans la voiture, et nous avons repris le chemin du collège.

Il n’y avait pas beaucoup de circulation ce matin là, à 6h45, les villageois étaient encore endormis. Et seuls les élèves de la classe et nos parents étaient réveillés. Le parking du collège était presque vide, peu d’élèves étaient arrivés, ce qui le rendait un peu plus triste que d’habitude. Les arrêts de car, d’ordinaire si sympathiques grâce aux cris des élèves ne ressemblaient plus qu’à un désert sans joie et sans eau.
Dix minutes ont passé et élèves et parents se sont séparés; nous, nous sommes montés dans le car et eux, ils sont partis.
Le voyage en car, ça ne m'a jamais beaucoup plu, surtout quand il dure deux heures, c’est trop long. Je me suis assise seule vers l’arrière. Le bus était très endormi et pour une fois plutôt calme. Je dirais même, presque ennuyeux. Les élèves somnolaient, seuls quelques élèves, dont moi, restaient éveillés, pourtant j’étais très fatiguée. Je ne me l’expliquais pas, mais je m’ennuyais en fait. Pour ne pas sombrer totalement dans ce virus qui semblait nous toucher tous, les uns après les autres, j’ai sorti une feuille de papier de mon sac et je me suis mise à dessiner. J’ai dessiné cette lueur dorée dans la forêt. Je savais que j’avais rêvé, mais je voulais la graver dans ma mémoire, comme si, si je ne le faisais pas, j’allais l’oublier…
- C’est beau, qu’est-ce que c’est? a demandé une voix derière moi.
- Eh…! Rien, c’est rien, rien du tout, ai-je répondu en tournant la tête pour voir qui m’importunait.
C’était Yann! Un garçon plutôt mignon, aux cheveux bruns coiffés en épis. Je craquais sur lui depuis le premier jour où je l’avais vu. J’avais toujours rêvé qu’il m’aborde, mais il m’évitait tout le temps.
- Ah…! Pour un rien, c’est plutôt pas mal. Je peux m’asseoir? m’a t-il demandé en montrant le siège vide à coté de moi où j’avais posé mon sac à dos.
- Ou ton sac sera jaloux? a t-il continué en souriant.
Jouant à son jeu je lui ai répondu.
- Tu sais, il n’aime pas beaucoup que les garçons comme toi s’asseyent à coté de moi, il pourrait te frapper, ou pire.
Avec un petit sourire, il a répondu, sûr de lui:
- Je prends le risque. J’ai déjà vu ce truc là quelque part, m’a t-il avoué, en désignant mon dessin, que j’avais négligemment posé sur mes genoux.
- Quoi, ça? lui ai-je demandé en montrant du doigt le dessin, c’est impossible, à part si tu es entré dans mon esprit et que tu as beaucoup d’immagination.
- Et j’ai de l’imagination! s’est t-il défendu en souriant, mais il a repris son air sérieux et a ajouté:
- Mais je te jure que j’ai déjà vu ça quelque part, c’était même hier à la sortie du village…
- Sur la route de la forêt?
- Ouais!
C’était impossible, mais vrai. Lui aussi il l’avait vu. Je ne comprenais pas ce qui se passait, et lui non plus. On a passé tout le reste du voyage à parler de ces « rêves » que nous avions tous deux fait.
On est arrivé très vite, trop peut être, au puy de Lemptegy.
- Bon, eh bien à tout à l’heure, m’a t-il lancé en s’éloignant, les mains dans les poches.
- Ouais, à plus!
C’était trop cool, j’avais envie de le crier, mais je me serais ridiculisée. Alors j’ai gardé ma joie pour moi.
- Eh! Tu faisais quoi avec l’autre? ai-je entendu Kévin lui demander. Yann s 'est tourné vers moi, et lui a répondu.
- L’autre comme tu dis, elle a un nom. Elle s’appelle Camille, et je préfère rester avec elle plutôt qu’avec toi, Kévin. Puis Yann est sorti du groupe et s'est dirigé vers moi.
Sur ce coup là, il avait été un peu excessif. C’est vrai, tout le monde savait que Kévin n’était qu’un imbécile qui se moquait de tout le monde. Mais Yann m’avait défendu. C’était plutôt cool de sa part.
- Je peux rester avec toi? a t-il demandé en regardant ses pieds.
- Dis-moi, tes pieds, ils sont si beaux que ça? Il a eu un sourire et a relevé la tête pour me regarder dans les yeux.
- Tu ne restes pas avec tes copains? ai-je ajouté.
- Oui, mais moi, je suis d’accord avec lui, est intervenu Nicolas, son meilleur pote, monsieur préfère la compagnie des jolies filles à celle des crétins finis. Je peux rester moi aussi ? a t-il fini par demander lorsque je n’ai plus ressemblé à une tomate trop mure.
Yann et Nicolas sont restés tout le long de la visite avec moi, on s'est fait remarqués plusieurs fois. Mais nous, on s’en fichait de ne pas écouter les explications. Notre conversation sur Kévin et ses commentaires idiots était beaucoup plus intéressante, que de savoir que le puy de Lemptegy, étaient composé de deux puys, donc de deux volcans. Je sais se moquer de ses camarades c’est pas bien, mais lui, il le faisait bien! Pour une fois que c’était de lui qu’on pouvait se moquer, on n'allait pas s’en priver.
Et puis en plus pour les notes, j’avais celles de l’an passé. Je les aurais tout simplement prêtées à Yann et Nico. Alors, bon! On n' avait pas à s’en soucier.
Mais bon, on a regretté un peu ses moqueries lorsque nous sommes remontés dans le car, après le pique-nique, qui avait dû se déroulé sous un chapiteau à cause du mauvais temps.
- 22, 23, 24..24?! Il y a un problème Jean -Marc! Il manque un élève! a lancé Mme Atémi.
- Tu en es sûre…?
Les professeurs ont recompté deux fois pour en venir à la conclusion qu’il manquait Kévin. Deux des profésseurs on dû rester pour le retrouvé et les autres professeurs et nous-même sommes partis en direction du Puy de Dôme. Nous devions observer la chaîne des puys du haut du puy de Dôme, mais il faisait beaucoup de brouillard, alors, on ne s’est pas attardé. On est donc partis pour la randonnée de l’après midi. Entre temps, les deux professeurs qui devaient retrouver Kévin, sont revenus. Mais sans lui.
Plutôt étrange pour des professeur qui venaient de perdre un de leur élèves. J’aurais plutôt imaginé qu’ils soient paniqués, qu’ils aident la police à le retrouver, mais non.
Mais une chose était plus étrange encore. Personne ne semblait se souvenir de l’existence de Kévin. Aucun de mes camarades, même Yann et Nicolas ne semblait le connaître.
Moi seule me souvenais de lui, c’était bizarre, mais je me suis dit que s’était simplement le fruit de mon imagination, que les profs avaient tout simplement passé le relais à la police, qu’ils préféraient nous faire croire qu’ils contrôlaient la situation. Pour moi, la seule explication à leur silence, c’était qu’ils ne voulaient pas nous effrayer. Quant à mes camarades, eh bien, ils ont toujours détesté Kévin. Mais pour Jean, Tomie, Jimmy et John, ses copains, j’avais beau réfléchir, je ne m’expliquais toujours pas leur réaction.
Nous sommes donc partis pour la randonnée, en direction du bas du volcan et du puy Pariou. Les garçons et moi, nous nous sommes mis à la fin du rang pour pouvoir discuter.
- 21, 22, 23... C’est bon, on peut y aller!
- Quoi! Mais il manque quelque un, ai-je protesté auprès de monsieur Lepois.
- Mais, de quoi parles-tu, Camille? m’a t-il demandé.
- Mais on est censé être 24!
- On a toujours été 23 Camille.
- Mais c’est impossible…
Je n’ai pas insisté, et on est parti. Sans Kévin, on devait être 24, mais nous n'étions que 23. Personne ne s'en était inquiété à part moi. Pourtant, quelqu'un manquait à l’appel. Mais qui? Je commençais à me demander, si je n’étais pas complètement folle. Ou si mes profs et mes camarades n’étaient pas atteint par une maladie contagieuse, qui se répandait très vite, et qui provoquait des pertes de mémoire. Assez limitée, puisqu’elles ne concernaient que les disparitions d'élèves.
Je ne comprenais pas ce qui se passait, et j’avoue qu’être la seule à m’en apercevoir m’avais fait peur. Mais à eux, c’est moi qui leur faisais peur. »
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Mikaella
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MessageSujet: Re: Lorsque réalité rime avec cauhemar...   Ven 22 Juin - 20:49

Lool ! Je suppose que c'est l'histoire sur ton collège dont tu nous avais parlé ! ^^ Bah c'est réussi !! Very Happy J'espère qu'on aura la suite... Wink
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